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Inscriptions en informatique: la baisse se poursuit

by francois — last modified 2004-04-18 16:15
Contributors: Stef Gyssels
VnuNet

Une enquête menée parmi les universités belges nous apprend que le nombre moyen d'étudiants de première candidature en informatique continue de baisser fâcheusement. Mais les conclusions de l'étude ne sont pas entièrement négatives.

Tout dabord, il convient de relativiser: l'enquête a été menée quelques semaines avant la clôture des inscriptions, du 16 au 18 septembre 2003 pour être précis. Les résultats ont été comparés aux mêmes dates de l'année précédente. Autrement dit, les chiffres définitifs pourraient différer sensiblement. C'est d'ailleurs pour cette raison que la VUB a refusé de communiquer des chiffres absolus.

Baisse sensible

Les totaux provisoires indiquent une diminution de 18% du nombre dinscrits en première candidature en informatique. La baisse est à peu près générale: la seule université qui fait exception est la Kulak, le campus courtraisien de la KUL, où l'augmentation est de 100% (6 étudiants au lieu de 3). Il faut dire que lan dernier, Courtrai avait chuté de 16 à 3 inscriptions. A la KUL, on observe une baisse provisoire, mais le nombre de "nouveaux inscrits" (non-bisseurs) a augmenté de 60 à 62. De même, la VUB indique que le nombre de "nouvelles" inscriptions est en recul de 2%.
Gand note aussi une diminution provisoire de 30% , et le nombre définitif d'inscrits va peut-être retomber au niveau du début des années '90. Telle est l'évolution générale: l'informatique est moins à la mode quil y a quelques années, et la certitude de trouver un emploi grâce à ces études n'existe plus. "Noubliez pas non plus que cest une discipline où le taux de réussite est traditionnellement faible. Si l'on y ajoute que l'emploi n'est pas garanti, il est normal que l'enthousiasme refroidisse", remarque Guido Vanden Berghe, professeur au groupe Mathématiques appliquées et Informatique. Outre la création d'alternatives comme le diplôme dingénieur industriel en informatique, Vanden Berghe évoque d'autres raisons pour expliquer le recul. "Je ne suis pas sociologue, mais les médias sintéressent moins à l'informatique, et cela doit jouer un rôle. Il suffit de voir l'engouement pour le métier de vétérinaire après quelque 'reality shows' sur le sujet".

Vivisections

Rudy Van Hoof, notamment chef du service de conseil pédagogique à l'université anversoise Ruca, confirme le mouvement. "Attendez les premières vivisections dans les études de vétérinaire. Vous allez les voir partir en masse. L'informatique a connu un phénomène comparable il y a quelques années: de nombreux étudiants ne savaient pas à quoi ils sengageaient. Aujourdhui, nous les prévenons qu'il s'agit d'une branche à forte teneur mathématique. Les maths représentent au moins 30% du programme". A la Ruca, le déclin est moins prononcé: de 47% à 42%. Mais en '99 et 2000, le nombre d'inscriptions dépassait le double.
La tendance est identique dans les universités francophones. A l'ULB, on compte 10% détudiants en moins, soit 148 au lieu de 166. Thierry Massart, chef du département informatique de l'ULB, replace cette évolution dans une perspective historique. "Depuis 25 ans que nous proposons cette orientation, le nombre dinscriptions a toujours fluctué entre 100 et 300, avec une pointe il y a deux ans. La baisse daujourdhui est en réalité logique. J'ai l'impression que nous avons passé le pire." Sans doute les chiffres vont-ils finalement avoisiner la moyenne des dernières années.
Cest l'ULg qui connaît la chute la plus impressionnante: de 57 à 28 inscrits. Moitié moins. A Namur, les dégâts restent limités à 6%.

24-09-2003
Stef Gyssels

VnuNet


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