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RIP-2 : Champs Route Tag et Next Hop

Les principales différences de RIP v1 par rapport à RIP v2 sont les champs additionels qui permettent la diffusion d'un masque annonçant une réseau et la diffusion en multicast. Toutefois, deux champs additionnels, celui du Route Tag (2 octets) et du Next Hop (4 octets), restent intrigants ... Lecture de la RFC 2453 peut nous éclairer.

 

Champ Route Tag

Le champ « marqueur de route » (Route Tag, RT) est un attribut affecté à une route qui doit être préservée et réannoncée avec une route. Le but poursuivi est de fournir une méthode permettant de séparer les routes RIP « internes » (vers des réseaux à l'intérieur du domaine de routage RIP) des routes RIP « externes », qui peuvent avoir été importées depuis un EGP ou un autre IGP.

Les routeurs supportant des protocoles différents de RIP devraient être configurables afin de permettre la configuration du marqueur de route pour les routes importées depuis différentes sources. Par exemple, les routes importées depuis un EGP ou BGP devraient voir leur marqueur de route fixé à une valeur arbitraire, ou au moins au n° du système autonome depuis lequel elles ont été apprises.

D'autres utilisations du marqueur de route sont valides, pour autant que tous les routeurs du domaine RIP l'utilise de façon cohérente. Cela ouvre la voie à un document sur les interactions entre les protocoles BGP et RIP, qui décrirait les méthodes permettant de synchroniser les routages dans un réseau de transit.

Champ Next Hop

L'adresse IP du saut suivant immédiat auquel les paquets vers la destination devraient être redirigés. Spécifier une valeur de 0.0.0.0 dans ce champ indique que le routage devrait se faire via le routeur à l'origine de l'annonce RIP. Une adresse spécifiée en tant que saut suivant doit, par la force des choses, être directement accessible au sous-réseau logique sur lequel est effectuée l'annonce.

Le but du champ 'saut suivant' est d'éliminer les paquets routés au travers de sauts supplémentaires dans le système. C'est particulièrement utile quand RIP n'est pas exécuté par tous les routeurs d'un réseau. Un exemple simple est donné dans l'annexe A. Notez que le saut suivant est un champ « consultatif », c.-à-d. que si l'information fournie est ignorée, une route éventuellement sous-optimale, mais néanmoins absolument valide, sera empruntée. Si le prochain saut reçu n'est pas directement accessible, il devrait être traité comme l'est 0.0.0.0.

Illustration

 

 

Supposons que IR1, IR2 et IR3 sont tous des routeurs « internes » qui dépendent d'une administration (p.ex. un campus) qui a choisi d'utiliser RIP-2 pour IGP. XR1, XR2 et XR3, d'autre part, dépendent d'une administration séparée (p.ex. un réseau régional, duquel fait partie le campus) et utilisent un autre protocole de routage (p.ex. OSPF). XR1, XR2 et XR3 échangent des informations de routage entre eux de sorte qu'ils savent que les meilleures routes vers les réseaux N1 et N2 passent par XR1, vers N3, N4 et N5 par XR2, et vers N6 et N7 via XR3. En fixant le champ de saut suivant correctement (vers XR2 pour N3/N4/N5, vers XR3 pour N6/N7), seul XR1 doit échanger des routes RIP-2 avec IR1/IR2/IR3 pour que le routage se produise sans saut additionnel via XR1. Sans l'utilisation du saut suivant (par exemple si RIP-1 était utilisé), XR2 et XR3 devraient également participer au protocole RIP-2 pour éliminer les sauts excédentaires.

Champs RIP-1 et champs RIP-2

Paquet RIP version 1

ripv1

Paquet RIP version 2

ripv2

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