Objectifs de certification

ICND1 100-105

  • 1.7. Sélectionner le câblage approprié en se basant sur des exigences d'implémentation
  • 2.3. Dépanner des problèmes d'interface et de câblage collisions, erreurs, duplex, vitesse

CCNA R&S 200-125

  • 1.7 Sélectionner le câblage approprié en se basant sur des exigences d'implémentation
  • 2.3 Dépanner des problèmes d'interface et de câblage collisions, erreurs, duplex, vitesse

Technologies LAN/WAN

1. Introduction aux technologies LAN/WAN

Au sens du modèle TCP/IP la couche Accès Réseau est vide car la pile des protocoles Internet (TCP/IP) est censée “inter-opérer” avec les différentes technologies qui offrent un accès au réseau.

Couche Accès au réseau

Au niveau de la couche Accès Réseau deux grands types de technologies se distinguent :

  • d’une part, les technologies LAN (Local Area Network),
  • et d’autre part, les technologies WAN (Wide Area Network).

Les technologies LAN/WAN couvrent les couches physique (L1) et la couche Liaison de données (L2) du modèle OSI.

Portée des technologies LAN/WAN

On trouvera d’autres acronymes qui précisent la nomenclature : PAN (“Personal”), WPAN (“Wireless”), WLAN, MAN, WMAN, WWAN, etc.

Si cette distinction fondamentale LAN/WAN tient essentiellement à la portée des technologies ou à leur usage, ce sont aussi d’autres critères comme l’origine de leur standardisation qui les opposent dans les rôles ou leurs objectifs.

Pour qu’une norme puisse connaître une réalité, les acteurs du marché doivent la rendre disponible.

Couches physiques et Liaison de données

Technologies et Protocoles LAN/WAN : matériel/physique

  • Elles assurent le transport des données sur les liaisons locales sur le plan physique.
  • Elles règles la méthode d’accès au support physique.
  • Eventuellement, elles proposent des mécanismes de fiabilité.
  • LAN : Technologies au sein des réseaux locaux (confinés localement, rapides et permanents)
  • WAN : Technologies qui interconnectent les routeurs, point intermédiaires de connectivité, plus lente et couvrant de longues distances.

2. Technologies LAN

Les technologies LAN ont leur caractéristiques en portée confinée localement.

Parmi d(autres, les plus déployées sont les technologies formalisées par le groupe de travail IEEE 802.

  • 802.1 : Bridging (STP, LLDP, …)
  • 802.3 : Ethernet
  • 802.11 : Wifi
  • 802.15 : Bluetooth, ZigBee, Z-Wave
  • 802.16 : WiMax

3. Technologies WAN

Les technologies WAN sont diverses dans le monde pour des accès et dans les infrastructures des opérateurs. Les acronymes suivants désignent certaines de ces technologies.

  • Metro ethernet
  • VSAT
  • Cellulaire 3g/4g
  • IP MPLS
  • T1/E1
  • ISDN / RNIS
  • xDSL, PPPoE
  • Frame-Relay
  • Cable DOCSIS
  • VPN : IPSEC, DMVPN, VPN TLS

4. Commutation de circuit

La commutation de circuit est un mode d’établissement d’une liaison de télécommunication pour laquelle :

  • un chemin physique ou logique est établi entre deux équipements

et

  • est bloqué pour toute la durée de la communication.

L’établissement de circuit est aujourd’hui exécutée de manière électronique.

Dans la commutation par circuit, il y a un risque de sous-utilisation du support en cas de “silence” pendant la communication.

RNIS (ISDN) est un exemple de technologie à commutation de circuit qui numérise la voix en tant que service.

Avec la commutation par circuit, le temps passé est facturé.

5. Commutation de paquet

La commutation de circuits s’oppose au principe de la commutation de paquets qui optimise le canal de transmission laissant le soin à des commutateurs intermédiaires de placer et d’acheminer les paquets (Ethernet, Wi-Fi, IP) ou en établissant des Circuits Virtuels (ATM, Frame-Relay) sur des infrastructures sous-jacentes.

Ces technologies sont facturées par quantité de données échangées.

Le protocole MPLS permet de construire des réseaux IP cohérents sur ces architectures préexistantes avec une forme de confidentialité et de la gestion de qualité de service.

6. Câblage et environnements bruités

Le câble cuivre ou en fibre optique et l’air transportent les données transmises. Mais ces supports exigent une connectique et un placement correct sans quoi le signal risque de se dégrader.

Tous les supports peuvent connaître des sources de bruit qui dégradent le signal.

Les supports ont aussi leurs caractéristiques en vitesse et en portée.

7. Cuivre

  • Sensible aux interférences électromagnétiques : ascenseurs, néons, engins de puissance, etc.
  • Segments physiques limités à quelques dizaines de mètres → répétition du signal.
  • Relativement bon marché, populaire, facile à déployer.
  • Format : Paire torsadée, coaxial

8. Fibre Optique

  • La fibre optique est insensible aux interférences électromagnétiques et convient aux environnements industriels fortement bruités.
  • La fibre optique peut connaître des interférences dues à un mauvais placement du câble en fibre optique, une soudure mal réalisées, des connecteurs défectueux, etc.
  • Avec la fibre optique, il n’y a pas de limite théorique sur la distance (plusieurs Km) et sur la vitesse (plusieurs Gb/s).
  • En soi la fibre optique n’est pas coûteuse. Par contre, le matériel de connexion et de déploiement est certainement plus coûteux (en compétences, en argent).

8.1. La fibre optique multimode

Les rayons lumineux peuvent suivre des trajets différents suivant l’angle de réfraction. Les rayons peuvent donc arriver au bout de la ligne à des instants différents, d’une certaine dispersion du signal. Elles sont généralement utilisées pour de courtes distances, elles ont pour émetteur une diode électroluminescente et des performances d’environ 1 gigabits/Km. La fibre optique multimode est généralement utilisée pour de courte distance (de l’ordre de la centaine de mètre). Elle est la plus employée pour les réseaux privés.

8.2. La fibre optique monomode

Les rayons suivent un seul chemin. La fibre optique monomode a le coeur si fin (de l’ordre de la longueur d’onde du signal transmis) que le chemin de propagation des différents modes est pratiquement direct. La dispersion du signal est quasiment nulle, le signal est donc très peu déformé. Ses performances sont d’environ 100 gigabits/km, l’indice de réfraction peut être constant ou décroissant. Cette fibre optique est utilisée essentiellement pour les sites à distance. Le petit diamètre du coeur nécessite une grande puissance d’émission, donc des diodes au laser qui sont relativement onéreuses (ce qui rend la fibre optique monomode plus chère que la fibre optique multimode). Du fait de ses débits très importants, mais de son coût élevé, cette fibre est utilisée essentiellement pour les sites à grande distance et très grande distance.

Fibre monomode, fibre multimode

8.3. Types de connecteurs fibres

On trouvera un grand nombre de connecteurs fibres.

Connecteurs fibre

8.4. DWDM (Dense Wavelength-Division Multiplexing)

DWDM (Dense Wavelength-Division Multiplexing) est une technologie de fibre optique qui multiplie la quantité de bande passante dans un seul brin de fibre. DWDM permet des communications bi-directionnelles sur un même brin. Il est capable de multiplexer jusqu’à 80 canaux de 10 Gbps sur une seule fibre. Il supporte les standards SONET et SDH.

Les circuits DWDM sont utilisés dans tous les câbles sous-marins de communication et longue distance.

Séries de modules SFP+ pour des communications 10 GHz WDM

9. Air

  • L’air a l’avantage de permettre des connexions au réseau de manière non-mécanique. On parle alors de technologies “sans fil”.
  • Toutefois, c’est un environnement fortement bruité qui peut être corrigé par : des mécanismes de fiabilité protocolaires (réservation de ressources, accusés de réception, reprise sur erreur, etc.)
    • des mécanismes physiques comme MIMO.
    • Leur portée dépend du type d’onde et de la puissance d’émission.

10. Connexions WAN

Connexions WAN (Cisco Press)

11. Protocoles IEEE 802

IEEE 802.1 est un groupe de travail du projet IEEE 802.

Les thèmes d’étude du groupe de travail IEEE 802 sont (dans l’ordre où le groupe de normalisation les énumère) :

  • IEEE 802.1 : Gestion des réseaux locaux, VLAN, authentification, etc.
  • IEEE 802.2 : Distinction entre couche Logical Link Control (LLC) et Media Access Control (MAC)
  • IEEE 802.3 : Couche média CSMA/CD Ethernet
  • IEEE 802.4 : Couche média CSMA/CA Token Bus et AppleTalk (utilisée en informatique industrielle) (dissous)
  • IEEE 802.5 : Couche média Token Ring (IBM)
  • IEEE 802.6 : Groupe de conseils sur les réseaux à grande distance (Réseau métropolitain ou MAN) (dissous)
  • IEEE 802.7 : Groupe de conseils sur les réseaux à large bande (dissous)
  • IEEE 802.8 : Groupe de conseils sur les réseaux sur fibre optique (dissous)
  • IEEE 802.9 : Réseaux à intégration de services comme RNIS (dissous)
  • IEEE 802.10 : Inter-opérabilité de la sécurité des LAN/MAN (dissous)
  • IEEE 802.11 : Réseaux sans fil : réseau sans fil, Wi-Fi
  • IEEE 802.12 : Réseaux locaux utilisant le mécanisme de demande de priorité
  • IEEE 802.13 : Inutilisé (À l’origine réseaux Mapway (dissous))
  • IEEE 802.14 : Réseaux et modems câble (dissous)
  • IEEE 802.15 : Réseaux privés sans fil (WPAN) comme le Bluetooth
  • IEEE 802.16 : Réseaux sans fil à large bande par exemple le WiMAX
  • IEEE 802.17 : Réseaux de fibres optiques en anneau (Resilient Packet Ring)
  • IEEE 802.18 : Groupe de conseils pour la normalisation des communications radioélectriques
  • IEEE 802.19 : Groupe de conseils sur la cohabitation avec les autres standards
  • IEEE 802.20 : Accès sans fil à bande large
  • IEEE 802.21 : Transfert automatique des liaisons indépendamment du média
  • IEEE 802.22 : Réseaux régionaux sans fil

Source : Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/IEEE_802..

Laisser un commentaire